Articles avec le tag ‘Stupéfiant’

Deux trois choses en passant

Oui, deux trois choses que j’ai oublié de te dire. Pas grand chose en fait, mais quand même deux d’entre elles méritent le petit mot duquel je suis en train de me fendre. Tout d’abord, je suis allé voir trois expos, tellement insipides qu’il y avait même pas matière pour en dire du mal. Alors, en garçon élégant, je n’ai rien dit. Par contre, je suis passé, et c’était il y a un bon moment à la libraire Bachi-Bouzouk où  Alexis Horellou proposait un voyage peint au cœur des vignettes de sa dernière BD. J’en ai bien sur oublié le titre, mais en matière de talent de dessinateur, le garçon tient sa place et j’ai passé un moment agréable à me perdre dans les détails de ses scènes. Puis, au rayon des bonnes surprises, il y eut la « Castle galeries » de Manchester, où Alex Echo exposait quelques toiles. Certaines représentaient des paysages marins, couchers de soleil, petite houle… Tu peux penser que ça sent le cliché à plein nez, mais attends la suite. La technique qu’il utilise est simplement incroyable, c’est une sorte d’impressionnisme mais au lieu de touches de peinture, il, il, il fait un truc que je suis incapable de décrire. J’imagine qu’il met plusieurs couches de peintures différentes sur sa toile, puis, qu’avec une aiguille, il fait de légers mouvements circulaires, comme s’il faisait des motifs style « paisley » sur toute sa toile. Le tout donne un rendu incroyable. L’eau à un volume presque vivant, la lumière du soleil couchant ondule sur la crête des vagues, comme dans la vraie vie un soir sur l’eau calme d’un port. Je ne sais pas pourquoi, mais il couvre ses toiles d’un épais verni brillant qui nécessite un éclairage impeccable.

Ex’pau – Pas de Pau, ni d’expo…

Raté ! Il y a des jours comme ça, où tout ne va pas. Tu t’aventures dans la vie des expositions Paloises avec en tête des repères qui te semblent solides et fiables, et patafra. C’est l’échec. Tu te dis, c’est septembre, la vie a  repris le cours qu’on lui connait en septembre, et pim, dans tes dents. Tu te heurtes à l’inattendu, à la surprise d’avoir été pris en défaut par tes naïves représentations. Sans t’être documenté au préalable, tu montes les marches – Y a t-il une seule salle d’expo dont l’accès est sans escalier ? – donc, tu gravis les escaliers du Palais Beaumont ou de la galerie Révol, (des valeurs sûres en matière d’expo dans le coin) avec espoir de découvrir un truc, avec espoir de faire une rencontre intérieure, ne serait-ce que d’être horripilé par un auteur auquel tu n’es pas sensible, ou complètement abasourdi au contraire par un génie moderne capable de transformer un trait jaune en demi lune sur une toile en banane en travers de ta figure. Bref, me voilà parti à l’aventure comme on peut errer de bar en bar à la recherche de la prochaine surprise, du prochain bon moment, à la recherche d’un peu de matière pour ce billet, à la recherche de quelque sensation nouvelle à vous faire partager. Et qu’ai-je trouvé dans ma quête ? Mon errance s’est heurtée à l’actualité. Lire la suite »

Ex’Pau – Françoise Bolloré

Françoise Bolloré expose à la CCI une série  de toiles dont certaines ont été baptisées au grès de termes piochés dans un dictionnaire qui n’est pas édité.

L’art contemporain quand il fait dans le figuratif me plait toujours plus. J’aime, comme lorsque je regarde les nuages, trouver des formes improbables mais tellement présentes. Ainsi, sans effort, sans stupéfiant, on découvre un escargot marin se délectant d’une salade de fruits qui serait servie dans une coupe formée de masques vénitiens et du coup, on est stupéfait ! Mais là, n’est pas le vrai intérêt  du travail exposé. Elle n’a pas son pareil pour focaliser l’attention sur un détail d’une netteté incroyable et noyer le reste dans un flou apaisant, comme pour lover l’œil du visiteur dans un confortable fauteuil afin qu’il en profite pleinement. Vive les effets de matière !

Les détails de l’expo sur Lire la suite »

Ex’Pau – Nabaz’Mob @Ampli

Un opéra « moderne » aux anciens abattoirs, avec comme interprètes une centaine de lapins. Non, je ne suis pas sous le coup d’une remontée intempestive de substance prohibée… C’est l’association accèes(s) (encore elle, vous vous souvenez ? ) qui sévit à nouveau.

Le concept est simple, presque détourner les très utiles nabaztag, leur faire lire une partition pas si mal ficelée et articulée en trois actes, dont un m’a fait pensé à ces moments privilégiés pendant lequel le chat joue avec le balancier du carillon à vent.

Certains n’ont pas hésité à recompter les lapins. Cent lapins, c’est cent lapins pas 98 ! Faudrait pas qu’on nous raconte aussi des conneries au spectacle hein…

Alors me direz vous, Lire la suite »

Qques photos
Truc rouche et noarBochicosCox&puceronsAraignéeAbeilleNuancier de vert
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