Articles avec le tag ‘Arts’

Ex’Pau – Francis Clertan

T’as démoulé aujourd’hui ? Francis Clertan, oui ! Et lui, il n’en a pas fait un colossal, ni même un impérial. Il a simplement coulé un p’tit bronze, une petite pièce artisanale, pas bien finie, biscornue par endroits, avec des trous dans le buste et un visage aux traits fins. Des imperfections qui donnent, pour première impression, que ses bronzes sont très anciens et qu’ils ont été déterrés, issus de fouilles. Pourtant, il n’en est rien.

 

Te souviens-tu aussi ?  Je tentais de t’expliquer il y a peu la différence entre une terre cuite et un pot de fleur. Lire la suite »

Deux trois choses en passant

Oui, deux trois choses que j’ai oublié de te dire. Pas grand chose en fait, mais quand même deux d’entre elles méritent le petit mot duquel je suis en train de me fendre. Tout d’abord, je suis allé voir trois expos, tellement insipides qu’il y avait même pas matière pour en dire du mal. Alors, en garçon élégant, je n’ai rien dit. Par contre, je suis passé, et c’était il y a un bon moment à la libraire Bachi-Bouzouk où  Alexis Horellou proposait un voyage peint au cœur des vignettes de sa dernière BD. J’en ai bien sur oublié le titre, mais en matière de talent de dessinateur, le garçon tient sa place et j’ai passé un moment agréable à me perdre dans les détails de ses scènes. Puis, au rayon des bonnes surprises, il y eut la « Castle galeries » de Manchester, où Alex Echo exposait quelques toiles. Certaines représentaient des paysages marins, couchers de soleil, petite houle… Tu peux penser que ça sent le cliché à plein nez, mais attends la suite. La technique qu’il utilise est simplement incroyable, c’est une sorte d’impressionnisme mais au lieu de touches de peinture, il, il, il fait un truc que je suis incapable de décrire. J’imagine qu’il met plusieurs couches de peintures différentes sur sa toile, puis, qu’avec une aiguille, il fait de légers mouvements circulaires, comme s’il faisait des motifs style « paisley » sur toute sa toile. Le tout donne un rendu incroyable. L’eau à un volume presque vivant, la lumière du soleil couchant ondule sur la crête des vagues, comme dans la vraie vie un soir sur l’eau calme d’un port. Je ne sais pas pourquoi, mais il couvre ses toiles d’un épais verni brillant qui nécessite un éclairage impeccable.

Ex’Pau – Mona Roussette

Des toiles peintes entre le 30 et le 35 janvier, vous vous rendez compte ? Il y en a même peintes entre le 45 et le 38 de février 2010… Lire la suite »

Ex’Pau – Cinq artistes au château !


- Des pots de fleurs ?

- Non, des terres cuites !

-Des pots de fleurs quoi !

-Noon, des t-e-r-r-e-s  c-u-i-t-e-s.

-Mouais des pots fleurs…

-En fait, ce sont des grès !

-Des pots de fleurs en grès ?

-Si tu veux, des pots de fleurs, des pots de fleurs avec lesquels tu ne feras jamais rien pousser. Si ! Tu y feras pousser ton goût pour la fragilité qu’ils dégagent, ton goût pour cette patine si particulière, si soyeuse, ton goût pour ces formes si vraies, si naturelles. De toute façon, Bertrand Garimbay fait ça avec amour et passion et ça se voit. Tu n’as qu’à l’écouter parler du craquement des émaux lorsqu’ils sortent du four pour comprendre. Puis, même, sans explication, je ne sais pas moi, ça se voit. Par contre, là bas, un peu plus loin, vers le fond, oui, là, à droite, tu vois ces toiles, pas vraiment lumineuses, pas vraiment ternes non plus. Elles sont faites par Françoise Peytier. Le style de cette tour Eiffel ! Comme dessinée par un enfant qui aurait l’assurance d’un adulte, ben, je trouve ça curieux. Tout aussi curieux que ces pièces de décoration présentées comme sculptures. Regarde, la coupe à fruit, elle est faite en bois bicolore, une tranche claire, une tranche foncée, une claire, une foncée, une sorte de lamé-lé collé, on dirait une adaptation du petit sceau Ikéa dans lequel tu as mis ta fleur de douche dans la salle de bain. Tiens, il utilise la même technique pour ce pied de lampe. Il me semblait que même les boutiques déco avaient évacué ce style. Ici, tu es dans le repère de Marcel Tambourin. Et là, tout au fond, tu vois ces corps tout en nuance de gris sur fond pourpre ? Elles sont réalisées par Sonia Metge. Les femmes nues peintes Lire la suite »

Ex’Pau – Yolande Olé ! ! !

Des taureaux, des taureaux, des taureaux. Non, pardon, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux… De combat ! Du camarguais ! D’un bel élevage, qui, au dire des aficionados, préserve l’espèce de l’extinction grâce aux corridas. Et si on leur rendait leur espace naturel, vous croyez qu’ils survivraient ?

Admirer une belle bête, quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle soit issue d’un élevage, ne revient-il pas à se pignoler sur la tellement « déiste » nécessité de l’homme sur cette terre, sur le fait qu’il soit indispensable pour améliorer les choses ? Cela ne revient il pas au fond à se flatter soi-même ? Soi -même qui appartenons aussi à cette bienfaisante humanité.

Je ne connais pas le reste des travaux de Yolande Agullo, mais le style m’a séduit et je me dis que si le sujet avait été autre, j’aurais probablement apprécié l’expo.
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Ex’Pau – Angel Sierra Tirao, pudique.

Une bien belle expo qui nous était présenté dans la désormais célèbre galerie Révol. Je dis « était » car je suis légèrement à la bourre. L’expo est terminée depuis une bonne semaine, je suis allé la voir il y a environ quelques jours (une trentaine, pas plus) et je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire le petit mot que vous attendez tant. On va mettre ça sur le compte des vacances hein ! Les vacances, ça a bon dos non ?

Bien, alors, qu’auriez-vous pu y voir si vous y étiez allés ? ?? ??? Des sculptures et des peintures. Le peintre ne m’a pas vraiment touché. C’est plat ! Les mauvais esprits pourront commenter cette dernière phrase à loisir, la peinture, c’est plat, sinon, ça s’appelle pas peinture. Je sais ! Vois-tu esprit cartésien, c’est plat au niveau des émotions que les toiles m’ont procuré ! Même si une petite touche de perfectionnisme sur la toile appelée « Encierro » a poussé l’artiste à mettre dans les mains d’un aficionado courant devant un taureau, un journal plié qui laisse au regard du spectateur un article qui parle d’encierro. Ben c’est plat.

Coté sculptures, c’est plus volumineux. Beaucoup plus volumineux. Non pas que les pièces présentées soient de grande taille, c’est que c’est, en tout cas à mes yeux, beaucoup plus intéressant. Angel, n’a pas le souci du détail qu’il a pu montrer dans ses peintures, il donne dans le nu, le nu pudique. L’harmonie des silhouettes est impeccable, point de déformations outrancières. C’est joli et pas aguicheur, les traits sont épurés. C’est pudique.

Il y a quand même un petit quelque chose qui m’a troublé, enfin, gêné plutôt, tous les bronzes sont posés sur des morceaux de marbres polis directement découpés dans la pierre qui couvre une tombe. Sa maman est morte il y a peu, ceci expliquerait cela.

Hastingues surprise

Qu’es-ce que je trouve à Hastingues dans le cadre de la parade des cinq sens ? ?? ??? Hein ? Leberloa. Il nous avait, souviens-toi, proposé une expo au goût punk il n’y a pas si longtemps. Ben là, pour compléter ce que j’en ai dit l’autre fois, j’ajouterai qu’il y a une grosse énergie qui ressort de sa peinture. Une grosse énergie bien brute. Moi, j’aime bien ça. C’est vrai, « Quand même, bon, c’est pas très bien dessiné ». :)

Quelques photos de toiles et détails sur Lire la suite »

Ex’Pau – Maryvonne Cavero-Lemaire

Maryvonne Caverno

Tu peux rentrer d’une balade en forêt avec, flottant en toi, la sensation d’avoir fait une jolie promenade, pas franchement repue, mais satisfaite. Je te parle à toi aujourd’hui, à toi, ma lectrice. J’ai pour habitude de parler à tout le monde, mais, aujourd’hui, et tant qu’on parle balade, je m’adresse à toi. Toi qui est la seule avec laquelle j’apprécie vraiment ces moments. Cette précision faite, tu peux donc rentrer de ta petite escapade dans les sous-bois, imprégnée d’un flou délicat, ou, tu peux en revenir remplie de mille détails, gorgée des parfums de la terre humide, gorgée du nuancier de couleurs dont les différentes essences d’arbres ont tapissé le paysage qu’ils ont composé à chacun de tes pas. Tu dois aussi, dans ce cas, porter en  toi le chant d’un merle, le bruit saisissant d’un lézard emporté dans un abri par sa course frénétique et bruyante. Bref, tu peux aussi sortir  de ce bois rejoindre le brouhaha de la ville, avec en tête, une farandole de détails puisés dans l’insignifiance des instants que tu viens de traverser. Ben, parcourir cette expo, Lire la suite »

Ex’Pau – Roger Laüt

Je vous épargne une série de phrases longues, laborieuses et lourdes qui illustreraient plus ou moins le rapport entre l’eau et la vie. Pareil pour le rapport que peut avoir un photographe avec les miroirs d’eau. Et tout ceci pour aller plus vite vers quoi ? Vers la CCI ?!  Ouep, la CCI, où M. Laüt expose sur le thème des reflets dans l’eau et donc, plus simplement, de l’eau. Je sens qu’ici, avant de vous livrer mon sentiment sur la chÔse, il est nécessaire de préciser que je n’y connais absolument rien. Enfin, pas exactement rien mais, moins que le strict minimum, c’est certain. (C’est déjà plus que toi qui ne connais que deux catégories de peinture, celle avec laquelle, on nettoie les pinceaux à l’eau et celle avec laquelle du white spirit est indispensable).  Cette précision faite, je dois avouer que j’ai trouvé les voyages au travers les eaux du monde qui nous est proposé , gainés dans un classicisme teinté de sérieux. C’est beau, c’est bien fait. Les ambiances sont là. Mais, il y a quelque chose qui ne me parle pas. Il y a une sorte de rigidité qui freine mon enthousiasme.

Sur lire la suite, un des tableaux de la série qui m’a le plus plu !

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Ex’Pau – Sophie Meier un peu partout

Sophie Meier @Cosyworks photographe. Sophie Meier @Cosyworks plasticienne. Sophie Meier précise ses pensées de traits d’un rose « so girly » sur ses photos. Mais pas que ! Il lui arrive aussi de préciser, de ce même trait, ses idées.
J’ai d’abord vu cette expo dans les locaux de Nl archi. Et malgré la parfaite neutralité des gens qui travaillaient là, je dois avouer que j’ai eu du mal à « rentrer » dans l’expo. Déambuler de salle de réunion en open space, détailler des matchboox entre le bureau de la maitresse des lieux et la salle de pause… Finalement, ma curiosité était aussi bien accaparée par les lieux, l’ambiance qui transpirait des ces gens encore à la tâche que par l’objet de ma présence parmi eux.

J’ai une sorte de fascination pour les lieux de travail et leurs rapports humains si particuliers. Tu te vois toi, flâner au milieu de gens qui bossent ? (tu viens de penser « il fait ça toute la journée » et je t’aime !).
Je suis ensuite retourné voir cette expo à la commanderie de La commande. Et ben, toujours difficile de se concentrer sur l’expo et ce gamin qui ne veut pas se laver ou cette overdose de malbouffe. Je n’accroche pas aux messages. Lire la suite »

Ex’Pau – Gibet split

Il y a du religieux dans ces sérigraphies, non pas de l’iconographie, mais, certains arcs-boutants ne sont pas sans rappeler ceux des églises gothiques. On y trouve aussi de l’Inca, ou du Maya, enfin, de l’Indien du temps où l’Amérique appartenait à ses peuples endémiques. Il y a de la bande-dessinée,  dans les expressions, les ombres, les compositions, les mises en scène.

Bref, il y a Gibet à Shop Empire qui expose deux types de compositions très différentes, les sérigraphies dont j’ai parlées ci-dessus, et des toiles réalisées à l’aérosol, et bien que les tons utilisés en soient très éloignés, elles n’ont pas été sans me rappeler le papier qu’utilisait ma maman pour la réalisation de la crèche sous le sapin de noël.

Si quelqu’un voyait dans tout ça une quelconque référence, même minime, infime, ou même plus petite encore, à Fluide Glacial, qu’il se fasse connaitre. (Je me sentirais moins seul !)

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Ex’Pau – Gilles Banet

Attention, le petit oiseau est sorti ! Gilles Banet expose ses photos au Show Case. Il n’y a pas si longtemps je me faisais la remarque de la quasi absence de glauque dans les expos. Et, cette fois ci, en sortant du café, je me disais que, comme pour un disque, une expo devait avoir une taille minimale pour plonger le flaneur dans le toujours complexe univers du créateur. Sortir des cafés ça me fait grandement réfléchir !

Une petite girouette prise au hasard du net, comme une allégorie de la photo qui m’a le plus marqué dans cette expo.

Out – Les feignasses

L’apologie du rien faire s’achève en même temps que se termine cette semaine. Profitez bien de ces quelques jours pour mettre en œuvre ce que vous aurais pu tiré de cette série de chansons. Enfin, si ce n’est pas trop pour vous…
La sieste illustrée le tableau de Van Gogh à un pouvoir soporifique non négligeable non ? D’ailleurs pourquoi associe t’on si souvent la sieste à la paresse alors qu’en général, une sieste et ça repart ! Tant qu’on est dans la séance des remarques, vous remarquerez (je vous le disais à l’instant même) que de la jeune femme se dégage un petit quelque chose qui n’inspire pas vraiment la quiétude nécessaire à échapper par un petit somme à un quotidien devenu trop pesant…


Marc Antoine Girard de Saint Amant (juste ça) écrivait :

Le paresseux – 1631 :

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

Pour compléter cette série de billet sonores qui se conclu aujourd’hui par celui ci, j’aurais bien mis à l’honneur « Nous » d’Alexis HK, mais point de clip, pas même la moindre petite chose qui s’en rapproche.

Pour compléter cette série, j’aurais bien mis à l’honneur « Poil dans la main » d’Higelin, mais là encore point de vidio :

Bien-sûr, Thomas Fersen nous quitte sur les deux pieds qui lui restent. Il a une belle cafetière Thomas.

Vous pouvez retrouver Juliette ici, qui nous a fait une belle éloge du non faire aussi.

Et pour conclure ce billet voici quelques lignes (soit disant signées Nicolas S.) qui apportent la contradiction :

« Le paresseux veut avoir de quoi vivre, et ne veut pas travailler ; ainsi il demeure dans l’indigence : mais l’âme de ceux qui travaillent s’engraissera, et sera comblée de biens. »
Citation de la Bible ; Livre des proverbes, XIII, 4 – IVe s. av. J.-C.

C’est Antoine Molinero et Vincent DeuxOreillesCestMal qui illustrent ce billet avec talent.

Ex’Pau – Picasso Arte y Arena

Comment écrire un truc alors que je suis tout impressionné ! Il fait quand même parti des pointures le garçon. Alors, je vais vous dire, certaines choses me fascine chez lui alors que d’autres me laissent insensible et que quelques une me révulsent (Banderilla). Voilà, vous savez tout. Ah, si, je me suis aussi fait cette remarque : certaines « études » sont à priori destinées à rien du tout si ce n’est être des études, et deviennent finalement, à postériori, des œuvres à part entière et surtout des clefs, éléments majeurs de la compréhension du cheminement de l’artiste.

Comme c’est le jour idéal, j’ajoute, pour ceux qui ne la connaitraient pas cette petite anecdote via Le blog d’une mamie :

Un jour, à la fin d’un dîner au restaurant, le directeur des lieux lui annonce qu’il est son invité, puis lui demande respectueusement de faire un dessin sur le coin de la nappe. Picasso habitué à ces sollicitations s’exécute.
Un peu déçu, le restaurateur fait alors remarquer qu’il n’a pas signé son œuvre. « Et là! s’écrie le génie de la peinture, je paie mon repas, je n’achète pas le restaurant ».

Ex’Pau – Guénolée Carrel

Guen au chocolat !

Une première sur LesBlogsCestMal ! On annonce une expo (c’est à la fin du billet que ça se passe, en attendant, un peu de baratin). Guénolée Carrel exposait au Sachabar. Exposait oui, je suis un peu à la bourre. Mais, on se fout un peu de toutes ces considérations. Alors, passons à l’essentiel, le travail de l’artiste. La série présentée est nommée « Musique » juste parce que les toiles ont toutes été faites sous l’emprise de la musique. Et pas du tout comme certains de vos esprits tordus et épris d’éthymologie pensaient, a savoir qu’elles avaient toutes été inspirées par une muse. Muse-ique qui vient de la muse… Sous l’emprise de la musique, dans le cas présent, ça veut dire sur scène, avec de vrais musiciens, de vrais instruments et, m’a t-on dit un vrai public. Sans cet éclairage, il est vrai que je n’aurai pas apprécié les choses à leur juste valeur. Mais une fois la lumière de l’explication projetée sur la série de toiles, le lien saute aux yeux.

Pour revoir tout ça, Lire la suite »

Ex’Pau – Michèle Mondeilh

Je n’ai pas grand chose à dire sur ces sculptures. Elles ont en elles la force de l’expression. Il n’y a pas un pouce de vent, pourtant le boubou du touareg est porté par quelque chose. Un peu plus loin, d’un fil de fer nait une silhouette qui vous fait aussitôt oublier l’invitation à danser faite un peu plus tôt. Quelle force, mais quelle force ! -Et d’où ça sort tout ça hein, c’est quoi sa matière première à la dame ?
- De la tôle, de la tôle, vieille, de la tôle récupérée en déchèterie, colorée par la rouille. Pareil vous y reconnaitrez la porte de votre vieux frigo, l’aile de votre voiture ou je ne sais trop quel autre truc vous avez bien pu jeter.

Ne vous fiez surtout pas à la photo que j’ai choisie pour illustrer ce billet, pour vous décider à aller voir. C’est à mes yeux la surprise de cette expo.

C’est à la La Commanderie tout comme les toiles de Bernadette Charpentier.

Ex’Pau – Bernadette Charpentier

Elle explore le ton sur ton dans un voyage qui la conduit d’une traversée des bleus les plus profonds aux tons rouges ocres des sables sur lesquels, infatigables, les touaregs et leur dromadaires voguent depuis l’aube des temps. De ses constructions façon empilement de serviettes émerge des angles et des contours qui ne sont pas sans rappeler les presques angles des pierres de taille de le salle de La Commanderie.

Dans ce cadre harmonieux, où la pierre  Lire la suite »

Jacques Roux habille le Show Case

Jacques Roux investit donc le Show case (une fois le titre lu, ce n’est plus vraiment une surprise) et en pare les murs de compostions colorées. A vrai dire, je n’ai pas vraiment trouvé de charme à cette série. Passée la première surprise de  son usage de la couleur, le soufflet est retombé. Du coup, ça m’a laissé un peu de temps et, je me suis lancé dans une petite, je dis bien petite, rétrospective de ces dernières expositions et il en résulte que le glauque, le triste, le morbide, le sombre, l’inquiétant, le déprimant ne sont pas trop à l’honneur, parfois, une toile par ci par là, mais pas une vraie mise à l’honneur.

Un peu de plus de diversité, ne serait pas pour me déplaire. Sinon, je peux bien-sûr regarder le JT un peu plus souvent,  pour le glauque, ils maitrisent, mais je n’aime pas les soins palliatifs et le ressort  qu’ils utilisent est toujours le même, ça manque aussi de diversité !

J’ai pris une photo de détail d’un tableau pour illustrer le billet. Vous pourrez trouver quelques portraits ici.

Pierre Bastien – Mécanologie

Il n’y a parfois rien à dire, juste à regarder, à écouter. Prendre le temps nécessaire à se rendre compte, que  là, vit la poésie, là, dans le soulèvement du couvercle de la théière, là dans le verre d’eau, là dans le bruit soyeux de l’ouverture des ciseaux, là, là, là. Juste sous vos yeux,même si c’est votre ouïe qui titillant votre curiosité a guidé vos pas…

Pierre Bastien présentait à la maison de l’étudiant ses machines musicales. Mécanologie !

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