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Le chat m’a dit bonjour

Tu n’as jamais eu le plaisir du contact sous ton pied, ton pied, celui que tu poses en premier le matin, celui si fragile qui fait la transition paisible entre le calme de la nuit et les premières agitations de la journée. Ce pied que tu sors de sous la couette guidé par un geste mécanique, sûr et rempli de confiance. Ce pied qui par son contact avec le sol signe ton retour parmi les vivants. Ce posage de pied qui après avoir éteint ton réveil est la première vraie grosse entreprise de ta journée. Tu n’as jamais eu le plaisir du contact, sous ton pied, ton premier pied du matin, d’une offrande laissée à ton attention par un chat indélicat mais précis ?

Arriver à poser ce si petit chapelet dans une si grande pièce, à l’endroit précis ou tu poses ton premier pied, c’est incroyable et sadique. Il était doué ce chat (Ben oui, là il « nage » encore un peu au fond du puits)

Ex’Pau – Cinq artistes au château !


- Des pots de fleurs ?

- Non, des terres cuites !

-Des pots de fleurs quoi !

-Noon, des t-e-r-r-e-s  c-u-i-t-e-s.

-Mouais des pots fleurs…

-En fait, ce sont des grès !

-Des pots de fleurs en grès ?

-Si tu veux, des pots de fleurs, des pots de fleurs avec lesquels tu ne feras jamais rien pousser. Si ! Tu y feras pousser ton goût pour la fragilité qu’ils dégagent, ton goût pour cette patine si particulière, si soyeuse, ton goût pour ces formes si vraies, si naturelles. De toute façon, Bertrand Garimbay fait ça avec amour et passion et ça se voit. Tu n’as qu’à l’écouter parler du craquement des émaux lorsqu’ils sortent du four pour comprendre. Puis, même, sans explication, je ne sais pas moi, ça se voit. Par contre, là bas, un peu plus loin, vers le fond, oui, là, à droite, tu vois ces toiles, pas vraiment lumineuses, pas vraiment ternes non plus. Elles sont faites par Françoise Peytier. Le style de cette tour Eiffel ! Comme dessinée par un enfant qui aurait l’assurance d’un adulte, ben, je trouve ça curieux. Tout aussi curieux que ces pièces de décoration présentées comme sculptures. Regarde, la coupe à fruit, elle est faite en bois bicolore, une tranche claire, une tranche foncée, une claire, une foncée, une sorte de lamé-lé collé, on dirait une adaptation du petit sceau Ikéa dans lequel tu as mis ta fleur de douche dans la salle de bain. Tiens, il utilise la même technique pour ce pied de lampe. Il me semblait que même les boutiques déco avaient évacué ce style. Ici, tu es dans le repère de Marcel Tambourin. Et là, tout au fond, tu vois ces corps tout en nuance de gris sur fond pourpre ? Elles sont réalisées par Sonia Metge. Les femmes nues peintes Lire la suite »

Ex’Pau – Yolande Olé ! ! !

Des taureaux, des taureaux, des taureaux. Non, pardon, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux… De combat ! Du camarguais ! D’un bel élevage, qui, au dire des aficionados, préserve l’espèce de l’extinction grâce aux corridas. Et si on leur rendait leur espace naturel, vous croyez qu’ils survivraient ?

Admirer une belle bête, quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle soit issue d’un élevage, ne revient-il pas à se pignoler sur la tellement « déiste » nécessité de l’homme sur cette terre, sur le fait qu’il soit indispensable pour améliorer les choses ? Cela ne revient il pas au fond à se flatter soi-même ? Soi -même qui appartenons aussi à cette bienfaisante humanité.

Je ne connais pas le reste des travaux de Yolande Agullo, mais le style m’a séduit et je me dis que si le sujet avait été autre, j’aurais probablement apprécié l’expo.
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Ex’Pau – Sophie Meier un peu partout

Sophie Meier @Cosyworks photographe. Sophie Meier @Cosyworks plasticienne. Sophie Meier précise ses pensées de traits d’un rose « so girly » sur ses photos. Mais pas que ! Il lui arrive aussi de préciser, de ce même trait, ses idées.
J’ai d’abord vu cette expo dans les locaux de Nl archi. Et malgré la parfaite neutralité des gens qui travaillaient là, je dois avouer que j’ai eu du mal à « rentrer » dans l’expo. Déambuler de salle de réunion en open space, détailler des matchboox entre le bureau de la maitresse des lieux et la salle de pause… Finalement, ma curiosité était aussi bien accaparée par les lieux, l’ambiance qui transpirait des ces gens encore à la tâche que par l’objet de ma présence parmi eux.

J’ai une sorte de fascination pour les lieux de travail et leurs rapports humains si particuliers. Tu te vois toi, flâner au milieu de gens qui bossent ? (tu viens de penser « il fait ça toute la journée » et je t’aime !).
Je suis ensuite retourné voir cette expo à la commanderie de La commande. Et ben, toujours difficile de se concentrer sur l’expo et ce gamin qui ne veut pas se laver ou cette overdose de malbouffe. Je n’accroche pas aux messages. Lire la suite »

Ex’Pau – Picasso Arte y Arena

Comment écrire un truc alors que je suis tout impressionné ! Il fait quand même parti des pointures le garçon. Alors, je vais vous dire, certaines choses me fascine chez lui alors que d’autres me laissent insensible et que quelques une me révulsent (Banderilla). Voilà, vous savez tout. Ah, si, je me suis aussi fait cette remarque : certaines « études » sont à priori destinées à rien du tout si ce n’est être des études, et deviennent finalement, à postériori, des œuvres à part entière et surtout des clefs, éléments majeurs de la compréhension du cheminement de l’artiste.

Comme c’est le jour idéal, j’ajoute, pour ceux qui ne la connaitraient pas cette petite anecdote via Le blog d’une mamie :

Un jour, à la fin d’un dîner au restaurant, le directeur des lieux lui annonce qu’il est son invité, puis lui demande respectueusement de faire un dessin sur le coin de la nappe. Picasso habitué à ces sollicitations s’exécute.
Un peu déçu, le restaurateur fait alors remarquer qu’il n’a pas signé son œuvre. « Et là! s’écrie le génie de la peinture, je paie mon repas, je n’achète pas le restaurant ».

Festival Accès[S] – Le temps suspendu

Le festival accès autour des arts du numérique présente pour cette expo les œuvres d’artistes issus du studio national des arts contemporains production Le Fresnoy situé dans le nord où il fait froid. Techniquement, en tant que sous-culturé de base, j’ai tendance à aimer deux choses dans l’art, la première, c’est quand il me crache une vérité à la gueule tant le point de vue est exprimé avec justesse. Du coup, je n’ai aucun effort à faire pour comprendre. La seconde, c’est au contraire, lorsque j’y comprends pas grand chose et qu’il faut faire le vide et me laisser emmener pour commencer à voir un début d’intéret un commencement de compréhension.
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