Ex’Pau

Ex’Pau – Mona Roussette

Last modified on 2010-10-31 20:15:47 GMT. 1 comment. Top.

Des toiles peintes entre le 30 et le 35 janvier, vous vous rendez compte ? Il y en a même peintes entre le 45 et le 38 de février 2010… « Incroyable cette Mona Roussette » me dis-je, planté devant la vitrine de la galerie Chap’art ! Surréaliste ! !! !!! Enfin, jusqu’à ce que je comprenne que la toile est peinte pendant le mois noté sur l’étiquette et que les deux nombres devant, sont le format du tableau… Si tu espères savoir, avant la fin de ce billet, combien de temps il m’a fallu pour réaliser la chose, tu vas être déçu… Je l’imaginais déjà peindre tellement vite qu’elle remontait le temps (façon Doloréane tu sais). Vu le soin apporté à ces toiles abstraites, je ne pense pas qu’elle puisse remonter le temps finalement. C’est abstrait, mais, ça se veut gentiment figuratif. Point de titre pour vous mettre sur la piste d’une interprétation, alors, si vous êtes de ceux qui ne lâchent pas tant qu’ils n’ont pas trouvé, mieux vaut demander quelques explications à la maitresse des lieux. Même si, sur l’ensemble exposé, je trouve qu’il manque de la luminosité ; la pensée, la queue de paon (où un autre truc), et quelque chose qui pourrait être un masque un peu indien (des Amériques), un peu africain, m’ont particulièrement séduit par la qualité de leur réalisation.

Je me suis laissé dire que tout ça serait décroché la semaine prochaine.

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Ex’Pau – Cinq artistes au château !

Last modified on 2010-10-17 18:51:29 GMT. 0 comments. Top.


- Des pots de fleurs ?

- Non, des terres cuites !

-Des pots de fleurs quoi !

-Noon, des t-e-r-r-e-s  c-u-i-t-e-s.

-Mouais des pots fleurs…

-En fait, ce sont des grès !

-Des pots de fleurs en grès ?

-Si tu veux, des pots de fleurs, des pots de fleurs avec lesquels tu ne feras jamais rien pousser. Si ! Tu y feras pousser ton goût pour la fragilité qu’ils dégagent, ton goût pour cette patine si particulière, si soyeuse, ton goût pour ces formes si vraies, si naturelles. De toute façon, Bertrand Garimbay fait ça avec amour et passion et ça se voit. Tu n’as qu’à l’écouter parler du craquement des émaux lorsqu’ils sortent du four pour comprendre. Puis, même, sans explication, je ne sais pas moi, ça se voit. Par contre, là bas, un peu plus loin, vers le fond, oui, là, à droite, tu vois ces toiles, pas vraiment lumineuses, pas vraiment ternes non plus. Elles sont faites par Françoise Peytier. Le style de cette tour Eiffel ! Comme dessinée par un enfant qui aurait l’assurance d’un adulte, ben, je trouve ça curieux. Tout aussi curieux que ces pièces de décoration présentées comme sculptures. Regarde, la coupe à fruit, elle est faite en bois bicolore, une tranche claire, une tranche foncée, une claire, une foncée, une sorte de lamé-lé collé, on dirait une adaptation du petit sceau Ikéa dans lequel tu as mis ta fleur de douche dans la salle de bain. Tiens, il utilise la même technique pour ce pied de lampe. Il me semblait que même les boutiques déco avaient évacué ce style. Ici, tu es dans le repère de Marcel Tambourin. Et là, tout au fond, tu vois ces corps tout en nuance de gris sur fond pourpre ? Elles sont réalisées par Sonia Metge. Les femmes nues peintes par les femmes de blouse vêtues… Je trouve ça toujours plus joli,  plus glamour, plus vrai. Probablement parce qu’elles sont moins « sexualisée ». Leur point de vue me semble plus neutre. A regarder ces tableaux sont plus reposants. Et même si ce rouge pourpre qui a le rendu du plus joli des velours, fait tout de suite penser aux riches tapisseries d’un boudoir, ben, c’est doux et ça relève parfaitement le gris nuancé qui fait émerger les courbes des corps dénudés. Pour finir, ici, sur ta gauche, c’est Françoise Bolloré qui expose d’anciennes œuvres dont une si charmante sur un triangle en bois, mais aussi un tableau à dominante blanche. On regrettera la petitesse de la salle, qui ne lui permet pas d’exposer ces grands formats si envoutants.

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Ex’Pau – Yolande Olé ! ! !

Last modified on 2010-09-25 14:59:24 GMT. 0 comments. Top.

Des taureaux, des taureaux, des taureaux. Non, pardon, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux, des têtes de taureaux… De combat ! Du camarguais ! D’un bel élevage, qui, au dire des aficionados, préserve l’espèce de l’extinction grâce aux corridas. Et si on leur rendait leur espace naturel, vous croyez qu’ils survivraient ?

Admirer une belle bête, quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle soit issue d’un élevage, ne revient-il pas à se pignoler sur la tellement « déiste » nécessité de l’homme sur cette terre, sur le fait qu’il soit indispensable pour améliorer les choses ? Cela ne revient il pas au fond à se flatter soi-même ? Soi -même qui appartenons aussi à cette bienfaisante humanité.

Je ne connais pas le reste des travaux de Yolande Agullo, mais le style m’a séduit et je me dis que si le sujet avait été autre, j’aurais probablement apprécié l’expo.

Pour reprendre une formule célèbre et lancer un petit jeu, « j’offre dix carambars à qui se prend en photo dans le hall de la CCI en tenue de matador ». Pour motiver les moins courageux, sachez qu’il y a tout de même un nu de bonne taille. Vous avez jusqu’au 05 novembre ! !! !!!

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Ex’Pau – Angel Sierra Tirao, pudique.

Last modified on 2010-09-07 14:17:39 GMT. 0 comments. Top.

Une bien belle expo qui nous était présenté dans la désormais célèbre galerie Révol. Je dis « était » car je suis légèrement à la bourre. L’expo est terminée depuis une bonne semaine, je suis allé la voir il y a environ quelques jours (une trentaine, pas plus) et je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire le petit mot que vous attendez tant. On va mettre ça sur le compte des vacances hein ! Les vacances, ça a bon dos non ?

Bien, alors, qu’auriez-vous pu y voir si vous y étiez allés ? ?? ??? Des sculptures et des peintures. Le peintre ne m’a pas vraiment touché. C’est plat ! Les mauvais esprits pourront commenter cette dernière phrase à loisir, la peinture, c’est plat, sinon, ça s’appelle pas peinture. Je sais ! Vois-tu esprit cartésien, c’est plat au niveau des émotions que les toiles m’ont procuré ! Même si une petite touche de perfectionnisme sur la toile appelée « Encierro » a poussé l’artiste à mettre dans les mains d’un aficionado courant devant un taureau, un journal plié qui laisse au regard du spectateur un article qui parle d’encierro. Ben c’est plat.

Coté sculptures, c’est plus volumineux. Beaucoup plus volumineux. Non pas que les pièces présentées soient de grande taille, c’est que c’est, en tout cas à mes yeux, beaucoup plus intéressant. Angel, n’a pas le souci du détail qu’il a pu montrer dans ses peintures, il donne dans le nu, le nu pudique. L’harmonie des silhouettes est impeccable, point de déformations outrancières. C’est joli et pas aguicheur, les traits sont épurés. C’est pudique.

Il y a quand même un petit quelque chose qui m’a troublé, enfin, gêné plutôt, tous les bronzes sont posés sur des morceaux de marbres polis directement découpés dans la pierre qui couvre une tombe. Sa maman est morte il y a peu, ceci expliquerait cela.

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Ex’Pau – Masha Sborowsky et l’espace cube

Last modified on 2010-08-19 04:48:44 GMT. 1 comment. Top.


L’espace cube fraîchement crée à Navarrenx accueille les artistes David Ferreira et Masha Sborowsky, dont les travaux sont, comment dire, similaires sur certains points et opposés sur d’autres. Enfin, au fond, ils sont surtout différents, et, dans cette galerie, adossée à la fois à l’atelier de Masha et aux charmants remparts de la ville, les toiles se font face et invitent à une sorte de comparaison. Mais en réalité comment comparer un travail intuitif et un travail construit ? Comment comparer quelque chose de pensé à quelque chose d’éructé ?

Masha vous promène au fils de monochromes noirs jamais lassants dans son interprétation d’une idée, d’un de ses souvenirs ou d’une chanson. Certains sont réhaussés d’une très discrète touche de rouge, parfois un filet de gris ou de blanc vient semer quelques indices sur sa vision de l’histoire peinte sous vos yeux. C’est avec force détail qu’elle vous racontera comment, au fils de ses lectures, sa peinture se construit pour aller jusqu’à l’évidence de ce qu’elle a à livrer. « Le noir n’est jamais ennuyeux » vous dira t-elle, mais, est-ce bien utile de le préciser.

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Ex’Pau – Sophie Meier un peu partout

Last modified on 2010-06-16 18:21:53 GMT. 0 comments. Top.

Sophie Meier @Cosyworks photographe. Sophie Meier @Cosyworks plasticienne. Sophie Meier précise ses pensées de traits d’un rose « so girly » sur ses photos. Mais pas que ! Il lui arrive aussi de préciser, de ce même trait, ses idées.
J’ai d’abord vu cette expo dans les locaux de Nl archi. Et malgré la parfaite neutralité des gens qui travaillaient là, je dois avouer que j’ai eu du mal à « rentrer » dans l’expo. Déambuler de salle de réunion en open space, détailler des matchboox entre le bureau de la maitresse des lieux et la salle de pause… Finalement, ma curiosité était aussi bien accaparée par les lieux, l’ambiance qui transpirait des ces gens encore à la tâche que par l’objet de ma présence parmi eux.

J’ai une sorte de fascination pour les lieux de travail et leurs rapports humains si particuliers. Tu te vois toi, flâner au milieu de gens qui bossent ? (tu viens de penser « il fait ça toute la journée » et je t’aime !).
Je suis ensuite retourné voir cette expo à la commanderie de La commande. Et ben, toujours difficile de se concentrer sur l’expo et ce gamin qui ne veut pas se laver ou cette overdose de malbouffe. Je n’accroche pas aux messages.
Par contre, je suis mais alors complètement fan, des lieux choisis pour les photos. Les bâtiments délabrés, des pièces pourries avec de vieilles traces d’humidité au plafond. Ces lieux sont désolés, abandonnés par les êtres qui les ont fait, auparavant, resplendissantes et chaleureuses. Et en traversant le miroir d’une salle de café fréquentée par un homard, on se retrouve sur les bords d’une piscine plus que nickel ou tout est tellement soigné que ça en est artificiel. Ces décors sont somptueux et hétéroclites !

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Ex’Pau – Gibet split

Last modified on 2010-06-06 17:17:26 GMT. 1 comment. Top.

Il y a du religieux dans ces sérigraphies, non pas de l’iconographie, mais, certains arcs-boutants ne sont pas sans rappeler ceux des églises gothiques. On y trouve aussi de l’Inca, ou du Maya, enfin, de l’Indien du temps où l’Amérique appartenait à ses peuples endémiques. Il y a de la bande-dessinée,  dans les expressions, les ombres, les compositions, les mises en scène.

Bref, il y a Gibet à Shop Empire qui expose deux types de compositions très différentes, les sérigraphies dont j’ai parlées ci-dessus, et des toiles réalisées à l’aérosol, et bien que les tons utilisés en soient très éloignés, elles n’ont pas été sans me rappeler le papier qu’utilisait ma maman pour la réalisation de la crèche sous le sapin de noël.

Si quelqu’un voyait dans tout ça une quelconque référence, même minime, infime, ou même plus petite encore, à Fluide Glacial, qu’il se fasse connaitre. (Je me sentirais moins seul !)

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Out – Les feignasses

Last modified on 2010-05-11 05:40:19 GMT. 0 comments. Top.

L’apologie du rien faire s’achève en même temps que se termine cette semaine. Profitez bien de ces quelques jours pour mettre en œuvre ce que vous aurais pu tiré de cette série de chansons. Enfin, si ce n’est pas trop pour vous…
La sieste illustrée le tableau de Van Gogh à un pouvoir soporifique non négligeable non ? D’ailleurs pourquoi associe t’on si souvent la sieste à la paresse alors qu’en général, une sieste et ça repart ! Tant qu’on est dans la séance des remarques, vous remarquerez (je vous le disais à l’instant même) que de la jeune femme se dégage un petit quelque chose qui n’inspire pas vraiment la quiétude nécessaire à échapper par un petit somme à un quotidien devenu trop pesant…


Marc Antoine Girard de Saint Amant (juste ça) écrivait :

Le paresseux – 1631 :

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

Pour compléter cette série de billet sonores qui se conclu aujourd’hui par celui ci, j’aurais bien mis à l’honneur « Nous » d’Alexis HK, mais point de clip, pas même la moindre petite chose qui s’en rapproche.

Pour compléter cette série, j’aurais bien mis à l’honneur « Poil dans la main » d’Higelin, mais là encore point de vidio :

Bien-sûr, Thomas Fersen nous quitte sur les deux pieds qui lui restent. Il a une belle cafetière Thomas.

Vous pouvez retrouver Juliette ici, qui nous a fait une belle éloge du non faire aussi.

Et pour conclure ce billet voici quelques lignes (soit disant signées Nicolas S.) qui apportent la contradiction :

« Le paresseux veut avoir de quoi vivre, et ne veut pas travailler ; ainsi il demeure dans l’indigence : mais l’âme de ceux qui travaillent s’engraissera, et sera comblée de biens. »
Citation de la Bible ; Livre des proverbes, XIII, 4 – IVe s. av. J.-C.

C’est Antoine Molinero et Vincent DeuxOreillesCestMal qui illustrent ce billet avec talent.

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Ex’Pau – Picasso Arte y Arena

Last modified on 2010-05-11 18:46:58 GMT. 0 comments. Top.

Comment écrire un truc alors que je suis tout impressionné ! Il fait quand même parti des pointures le garçon. Alors, je vais vous dire, certaines choses me fascine chez lui alors que d’autres me laissent insensible et que quelques une me révulsent (Banderilla). Voilà, vous savez tout. Ah, si, je me suis aussi fait cette remarque : certaines « études » sont à priori destinées à rien du tout si ce n’est être des études, et deviennent finalement, à postériori, des œuvres à part entière et surtout des clefs, éléments majeurs de la compréhension du cheminement de l’artiste.

Comme c’est le jour idéal, j’ajoute, pour ceux qui ne la connaitraient pas cette petite anecdote via Le blog d’une mamie :

Un jour, à la fin d’un dîner au restaurant, le directeur des lieux lui annonce qu’il est son invité, puis lui demande respectueusement de faire un dessin sur le coin de la nappe. Picasso habitué à ces sollicitations s’exécute.
Un peu déçu, le restaurateur fait alors remarquer qu’il n’a pas signé son œuvre. « Et là! s’écrie le génie de la peinture, je paie mon repas, je n’achète pas le restaurant ».

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Ex’Pau – Guénolée Carrel

Last modified on 2010-05-05 20:33:57 GMT. 0 comments. Top.

Guen au chocolat !

Une première sur LesBlogsCestMal ! On annonce une expo (c’est à la fin du billet que ça se passe, en attendant, un peu de baratin). Guénolée Carrel exposait au Sachabar. Exposait oui, je suis un peu à la bourre. Mais, on se fout un peu de toutes ces considérations. Alors, passons à l’essentiel, le travail de l’artiste. La série présentée est nommée « Musique » juste parce que les toiles ont toutes été faites sous l’emprise de la musique. Et pas du tout comme certains de vos esprits tordus et épris d’éthymologie pensaient, a savoir qu’elles avaient toutes été inspirées par une muse. Muse-ique qui vient de la muse… Sous l’emprise de la musique, dans le cas présent, ça veut dire sur scène, avec de vrais musiciens, de vrais instruments et, m’a t-on dit un vrai public. Sans cet éclairage, il est vrai que je n’aurai pas apprécié les choses à leur juste valeur. Mais une fois la lumière de l’explication projetée sur la série de toiles, le lien saute aux yeux.

Pour revoir tout ça, rendez-vous du 16 mai au 16 juin au restaurant « Le Duo » c’est Jerry qui programme.

Guénolée sur Myspace

Guénolée sur l’internet


Bisous les chous

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Ex’Pau – Michèle Mondeilh

Last modified on 2010-04-26 19:05:19 GMT. 0 comments. Top.

Je n’ai pas grand chose à dire sur ces sculptures. Elles ont en elles la force de l’expression. Il n’y a pas un pouce de vent, pourtant le boubou du touareg est porté par quelque chose. Un peu plus loin, d’un fil de fer nait une silhouette qui vous fait aussitôt oublier l’invitation à danser faite un peu plus tôt. Quelle force, mais quelle force ! -Et d’où ça sort tout ça hein, c’est quoi sa matière première à la dame ?
- De la tôle, de la tôle, vieille, de la tôle récupérée en déchèterie, colorée par la rouille. Pareil vous y reconnaitrez la porte de votre vieux frigo, l’aile de votre voiture ou je ne sais trop quel autre truc vous avez bien pu jeter.

Ne vous fiez surtout pas à la photo que j’ai choisie pour illustrer ce billet, pour vous décider à aller voir. C’est à mes yeux la surprise de cette expo.

C’est à la La Commanderie tout comme les toiles de Bernadette Charpentier.

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Ex’Pau – Bernadette Charpentier

Last modified on 2010-04-26 19:05:54 GMT. 1 comment. Top.

Elle explore le ton sur ton dans un voyage qui la conduit d’une traversée des bleus les plus profonds aux tons rouges ocres des sables sur lesquels, infatigables, les touaregs et leur dromadaires voguent depuis l’aube des temps. De ses constructions façon empilement de serviettes émerge des angles et des contours qui ne sont pas sans rappeler les presques angles des pierres de taille de le salle de La Commanderie.

Dans ce cadre harmonieux, où la pierre  fait écho aux compositions, le regard est happé, et l’ensemble toile/lieu d’exposition donne une mesure aux tableaux qu’ils ne sauraient atteindre dans un autre environnement.

Une partie des toiles donne le sentiment d’avoir été inspirée par des ballades automnales dans des sous-bois humides, où la roche, les feuilles fraichement tombées, et la rosée, dans un concert, fondent l’humus.

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Jacques Roux habille le Show Case

Last modified on 2010-04-14 17:48:31 GMT. 0 comments. Top.

Jacques Roux investit donc le Show case (une fois le titre lu, ce n’est plus vraiment une surprise) et en pare les murs de compostions colorées. A vrai dire, je n’ai pas vraiment trouvé de charme à cette série. Passée la première surprise de  son usage de la couleur, le soufflet est retombé. Du coup, ça m’a laissé un peu de temps et, je me suis lancé dans une petite, je dis bien petite, rétrospective de ces dernières expositions et il en résulte que le glauque, le triste, le morbide, le sombre, l’inquiétant, le déprimant ne sont pas trop à l’honneur, parfois, une toile par ci par là, mais pas une vraie mise à l’honneur.

Un peu de plus de diversité, ne serait pas pour me déplaire. Sinon, je peux bien-sûr regarder le JT un peu plus souvent,  pour le glauque, ils maitrisent, mais je n’aime pas les soins palliatifs et le ressort  qu’ils utilisent est toujours le même, ça manque aussi de diversité !

J’ai pris une photo de détail d’un tableau pour illustrer le billet. Vous pourrez trouver quelques portraits ici.

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Ex’Pau – Hugo RUALES HUALCA -> Féérique !

Last modified on 2010-04-26 19:08:08 GMT. 0 comments. Top.


Il expose aussi dans le cadre du festival culture América au palais Beaumont. Ces quelques civilités posées, sachez que j’ai trouvé dans son dessin, une chose curieuse. Bon nombre de ses personnages, même les mises en scènes, pourraient faire peur, mais ce n’est jamais le cas. Pourtant, tout est là pour faire régner l’angoisse et c’est de la joie de vivre qui s’épanche de toutes ses toiles. Étrangement, je n’ai pas pu m’empêcher de corréler le sentiment qui m’anime au sujet de cette expo, aux fêtes que font les mexicains pour « dia de los muertos ».

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Ex’Pau – Patricia SICARDI

Last modified on 2010-04-26 19:16:12 GMT. 0 comments. Top.

Aujourd’hui, c’est philo, l’art doit il être universel ?

Ce qui est sûr, c’est qu’une terrasse de café est une terrasse de café. Peinte par qui que ce soit, d’où qu’il soit, dans quelque style que ce soit, l’invitation à la flânerie est franche, profonde et sans détour : universelle ! Le rapport entre l’art et une terrasse de café, vous le trouverez dans le hall d’exposition du palais Beaumont, grâce à une paire de toiles de Patricia Sicardi.
Maintenant, il ne reste plus qu’à aborder le dernier point de la réflexion, à savoir, est-ce que de représenter quelque chose d’universel rend la représentation universelle et où placer « art » dans tout ça ? (je me demande pourquoi j’ai choisi philo moi). Ben la question est posée. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas à me venir en aide, je patauge un peu là.

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Ex’Pau – Michèle Dubosc en mode primaire

Last modified on 2010-04-26 19:18:11 GMT. 0 comments. Top.


Il n’y a pas si longtemps, madame la baronne me disait : « Monsieur, si vous ne l’aimez pas aujourd’hui, vous ne l’aimerez pas plus demain. Ce n’est simplement pas pour vous ». Voyez-vous, j’aime à penser que les choses changent, que rien n’est immuable, mais en pareil cas, l’expérience montre bien que l’affirmation est fondée. Les épinards en béchamel me font encore horreur et je ne trouve toujours pas de charme aux poèmes de Rimbaud.

Du bleu, du rouge et du jaune, pour décliner des monochromes avec pour variation un relief, qu’un maniaque de la tectonique des plaques comparerait à une dorsale. Il y a des moments comme celui-ci où je me demande comment un artiste en est arrivé là, qu’a t-il fait avant ? Que fait il en ce moment ?

Tout ce questionnement, avec en tête qu’une exposition, n’est qu’un instantané d’une œuvre qui se bâti généralement dans la durée. Ceci dit, je n’ai pas trouvé le moindre charme à cette série. Par contre, pour illustrer tout ça, je suis ravi d’avoir trouvé ce slip. Il est quand même bien plus classieux que le cercle cercle chromatique à qui on doit une partie du titre de ce billet !

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Ex’Pau – Alexandra Delmas Corps et âmes

Last modified on 2010-04-26 19:18:59 GMT. 3 comments. Top.


Bonjour bonjour, la peinture d’Alex (on n’est pas intime mais je fais comme si… LintimitéCestMal !) est bercée par des influences variées. D’une touche d’abstrait elle sait ôter l’obscénité d’un dessin pour n’en laisser s’échapper que la sensualité. Ailleurs, dans le vague d’une composition, l’explicit origine du monde est figurée par une pièce métallique. J’ai adoré trouvé dans « hallucination » une évocation du cri empreint d’art africain.

Sa maitrise de ces techniques mixtes, transpire de l’ensemble des œuvres exposées pour éclairer la galerie d’un art abouti. Abouti parce que mûr et subtil, abouti parce que léger et puissant.

Jeudi commençait l’expo corps et âmes d’Alexandra Delmas dans les locaux de Cozyn et ça dure jusqu’au 27 mars.

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Ex’Pau – Leberloa Punk’s not dead

Last modified on 2010-04-26 19:20:11 GMT. 0 comments. Top.

Leberloa, dans les studios d’Ampli, nous sort une série de toiles qui sentent bon le punk des année 80-90. C’est Punk dans tous les coins, du rose du noir. Pas une crête, pas une valstar, pas un harrington, mais on sent au travers du graphisme que tout ça à bien inspirer le plasticien.

Faute d’image, mais avec le souci de rester dans les tons, je vous mets une keupone avec un peu de rose et un peu de noir sur lire la suite.

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Ex’Pau – David Ferreira et ses couleurs

Last modified on 2010-04-26 19:21:23 GMT. 2 comments. Top.

La commanderie à Lacommande a commandé, comment dire, une complète collection de toiles au peintre contemporain David Ferreira. Comme à son habitude LesBlogscestMal est allé contempler tout ça pour vous faire un concis « compte-rendu » ai-je envie de dire.

Des couleurs, des couleurs, des couleurs et des textures ! Des tons acidulés, des effets métalliques, des ronds, des carrés, de la géométrie jamais pesante. C’est moderne, mais pas trop et la salle est superbe. J’aurai tout dit qu’une fois mentionnée la collaboration harmonieuse des toiles de David et des sculptures de Jean-Marc Martinez.

Comme je ne suis pas à une contradiction près, je vous ai mis une photo d’une toile basse en couleur…

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Ex’Pau – Corinne Scigala

Last modified on 2010-04-26 19:23:48 GMT. 0 comments. Top.

Ben, voilà une expo de laquelle je ressors partagé. D’un coté, dans certains de ces tableaux abstraits, je retrouve des motifs qui ne sont pas sans me rappeler ceux des robes d’été de ma grand mère. D’un autre, je suis bluffé par l’inventivité que déploie l’artiste pour rester variée dans ses compositions abstraites toutes déclinées sur des variations d’orange. Sur une partie des toiles, trois dans cette galerie, si ma mémoire est bonne, la technique employée donne du relief et anime les toiles.

Il y deux trois trucs sympas ici. Et bien sûr pour faire plaisir à tout dessinateur en herbe il y a des réalisations au bic, avec ce bon vieux bic, fidèle, constant, invariant, confortable et inépuisable.

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Ex’Pau – Nabaz’Mob @Ampli

Last modified on 2010-04-26 19:24:19 GMT. 1 comment. Top.

Un opéra « moderne » aux anciens abattoirs, avec comme interprètes une centaine de lapins. Non, je ne suis pas sous le coup d’une remontée intempestive de substance prohibée… C’est l’association accèes(s) (encore elle, vous vous souvenez ? ) qui sévit à nouveau.

Le concept est simple, presque détourner les très utiles nabaztag, leur faire lire une partition pas si mal ficelée et articulée en trois actes, dont un m’a fait pensé à ces moments privilégiés pendant lequel le chat joue avec le balancier du carillon à vent.

Certains n’ont pas hésité à recompter les lapins. Cent lapins, c’est cent lapins pas 98 ! Faudrait pas qu’on nous raconte aussi des conneries au spectacle hein…

Alors me direz vous, la trace au fond du slip, elle ressemble à quoi ? Ben franchement, ça ne m’a pas déridé, ni la prouesse technologique, ni a mise en scène, ni même la performance artistique.

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Ex’Pau – Henri Marret au musée

Last modified on 2010-04-26 19:27:17 GMT. 0 comments. Top.

J’en reviens réconcilié avec les aquarelles et surtout avec leur couleur. Souvent, lorsqu’on me parle d’aquarelle, j’ai l’image des mes cahiers d’école remplis de lignes à l’encre bleue sur lesquels tombait parfois la pluie ou de l’eau. Dilution de l’encre, dilution de la couleur, disparition de quelques lettres.

Dans le panel d’une quarantaine de tableaux présentés, il y a des bleus magnifiques, un rouge éclatant et ça fait du bien.



Comme on n’est pas peintre sans être dessinateur, en bonus, il y a quelques un des ses carnets de croquis et même un travail intégralement réalisé à la mine de plomb.

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Ex’Pau – Alain Marty

Last modified on 2010-04-26 19:28:31 GMT. 0 comments. Top.

Tiens c’est Freud ! Oh Einstein ! Ah, ben tiens regarde c’est Camus ! Des très bons portraits revisités par Alain Marty dans un style qui n’est pas sans me rappeler Andy Warhol (gardez à l’esprit que je suis inculte). Il y a aussi sur les murs du Showcase quelques autres célébrités et quelques inconnus dont je tairais bien sûr le nom.

Andy Warhol c’est lui là, juste au dessus !

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Ex’Pau – Quatre artistes au Hédas

Last modified on 2010-04-26 19:30:53 GMT. 0 comments. Top.

Ben figurez vous que par le plus grand des hasards, en me rendant au Hédas, je suis tombé sur une magnifique banderole comme tout droit sortie d’une manif, portant l’inscription « Expo ». Ni une ni deux, je grimpe les quelques marches, pousse la porte et tombe sur Aude Rota et Claudine Chambaud les deux peintres qui exposent.


La salle est petite et chaleureuse, un vieux parquet vient ajouter du charme a cette exposition variée.

Variée parce qu’en plus des tableaux vous y trouvez des bustes sculptés dans du marbre de Jean-Jacques Montreer, ainsi qu’une courte série de photo de Julie Bernard. Deux choses sont sûres, les sculptures ne m’ont pas laissé de marbre, et le talent de Julie Bernard, n’est décemment pas représenté dans cette série.

Passez y pendant l’après midi, les artistes sont de garde. Ils vous expliqueront tout ce que vous voulez savoir. C’est jusqu’au 24 décembre.

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Ex’Pau – Annie Léger, Jean-Claude Giuseppi

Last modified on 2010-04-26 19:31:25 GMT. 0 comments. Top.

Bonjour les gens, il y a une expo localolocale à Oloron, une aquarelliste Annie Léger et un sculpteur Jean-Claude Giuseppi. LesBlogsCestMal.com y est allé. Et je vous livre mes impressions juste après une image qui n’a rien à voir, car unbilletsansimagecestmal :

Je dois avouer qu’une seule toile a retenu mon attention, réalisée au pastel…
Côté sculpture, on retrouve un travail varié qui va de réalisations disons « classique » (visages, bustes, portraits, Jésus, Bacchus) à du recyclage de souche plutôt inspiré. Ben, je vais vous dire, moi, j’aime bien le coté récup en général.


Et il en joue J-C. Une « pièce » parmi la trentaine de sculptures exposées s’est vue affublée d’une tignasse de copeaux de bois bouclés qui contraste avec la patine cireuse de l’ensemble des pièces présentées. Ça donne envie de toucher et on peut ! !! !!!
Au fil d’une conversation, Jean-Claude Giuseppi explique avec l’humour qu’on retrouve dans ses réalisations, ses sources d’inspiration et détaille ses compositions.

L’expo dure jusqu’au 18/12 Galerie Révol.

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Ex’Pau – Wose à Shop Empire

Last modified on 2010-04-26 19:31:45 GMT. 1 comment. Top.


En traversant la ville pour quelques raisons que ce soit, avez vous déjà eu la sensation d’apercevoir une sangsue annelée bicolore peinte au cœur d’un graff ? Non ? Ahh ! Les GraphsCestMal ! Pas de sangsue alors ?

Et en promenant à la périphérie ? L’idée d’un ver de terre alors ? Ou plutôt la représentation de cette formidable et si peu humaine capacité d’allonger ou de rétracter son corps à loisir tout en gardant une géniale harmonie ?

Wose importe sur toile entre autre support ce qu’il ramène des rues, de leurs murs, des stades, de leurs palissades, des ponts, de leurs piliers, de toutes ces surfaces libres et interdites. Il projette dans cette expo un art visuel, graphique et graffique où son style est mis en avant. Il y présente son récent travail de sérigraphie.

Certain sujet méritent, à mon avis, de plus grand supports.

Wose sur FlickR

Wose expose

Wose nous parle (je l’ai rencontré) :

LesBlogsCestMal : « Salut Wose, tu exposes jusqu’à quand à Shop Empire ? »
Wose : « Jusqu’à début janvier »

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Festival Accès[S] – Le temps suspendu

Last modified on 2010-04-26 19:32:43 GMT. 3 comments. Top.

Le festival accès autour des arts du numérique présente pour cette expo les œuvres d’artistes issus du studio national des arts contemporains production Le Fresnoy situé dans le nord où il fait froid. Techniquement, en tant que sous-culturé de base, j’ai tendance à aimer deux choses dans l’art, la première, c’est quand il me crache une vérité à la gueule tant le point de vue est exprimé avec justesse. Du coup, je n’ai aucun effort à faire pour comprendre. La seconde, c’est au contraire, lorsque j’y comprends pas grand chose et qu’il faut faire le vide et me laisser emmener pour commencer à voir un début d’intéret un commencement de compréhension.

Ici, et le nom de l’expo n’est pas surfait, on est clairement dans se second cas de figure et il faut prendre le temps. Comme on regarde un tableau, écoute un album ou lit une BD. Les musiques, les ambiances, les lumières, tout appelle au calme, rapproche de la méditation, de cet instant ou l’on est capables de figer le présent pour en capter toute l’intensité. Pour que le charme agisse, il faut clairement donner de son temps à l’œuvre. Point de productivisme, fin de la course au temps, oublies les embouteillages, les deux heures de queue à la caisse avec devant toi ce délicieux garçon qui paie en chèque, puis non, c’est pas assez, alors ce sera une carte « très bien monsieur » et qui finalement l’a oubliée et oblige l’hôtesse garder une bouteille de coca et un paquet de chamallow car il n’avait pas assez… Le con. Bon retour à l’expo ! Je trouve embarrassant quand même que dans une œuvre de 2008, on fasse de la matière avec la souffrance des animaux. Cette vidéo est pourtant, une de celle qui m’a le plus plut, à ce détail près. Détail qui soit dit en passant est parfaitement à sa place et sert plus que jamais son sujet. Il n’en demeure pas moins, que le confort de la bestiole est passablement altéré pendant la durée de la séquence. On est loin des arènes, ne vous inquiétez pas non plus.
Vous savez ce que j’ai aimé aussi beaucoup, c’est ce moment où assis, enfin allongé affalé vautré dans une chilienne, j’ai retrouvé les sensations de mes premiers films d’horreur, de la confiance, car rien ne peut m’arriver, dans une telle position mais aussi et surtout de l’angoisse… Par quelle métamorphose va passer le si charmant visage de cette sauteuse à la corde ? ?? ???

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Qques photos
Truc rouche et noarBochicosCox&puceronsAraignéeAbeilleNuancier de vert
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