Ex’pau – Pas de Pau, ni d’expo…

Raté ! Il y a des jours comme ça, où tout ne va pas. Tu t’aventures dans la vie des expositions Paloises avec en tête des repères qui te semblent solides et fiables, et patafra. C’est l’échec. Tu te dis, c’est septembre, la vie a  repris le cours qu’on lui connait en septembre, et pim, dans tes dents. Tu te heurtes à l’inattendu, à la surprise d’avoir été pris en défaut par tes naïves représentations. Sans t’être documenté au préalable, tu montes les marches – Y a t-il une seule salle d’expo dont l’accès est sans escalier ? – donc, tu gravis les escaliers du Palais Beaumont ou de la galerie Révol, (des valeurs sûres en matière d’expo dans le coin) avec espoir de découvrir un truc, avec espoir de faire une rencontre intérieure, ne serait-ce que d’être horripilé par un auteur auquel tu n’es pas sensible, ou complètement abasourdi au contraire par un génie moderne capable de transformer un trait jaune en demi lune sur une toile en banane en travers de ta figure. Bref, me voilà parti à l’aventure comme on peut errer de bar en bar à la recherche de la prochaine surprise, du prochain bon moment, à la recherche d’un peu de matière pour ce billet, à la recherche de quelque sensation nouvelle à vous faire partager. Et qu’ai-je trouvé dans ma quête ? Mon errance s’est heurtée à l’actualité. Internationaux de pelote oblige, la galerie Révol vous propose une sorte d’expo documentaire sur la pelote et l’évolution de cette pratique dans le temps. Je dis « vous propose », parce que moi, perso, la pelote et son histoire, ça me pelote pas trop l’intellect. Donc, direction Beaumont. Beaumont seras-tu ma planche de salut ? Cher lecteur, tu sais bien que non puisque tu as lu tout ce qui précède. Ben figure toi qu’à Beaumont, ils exposent. Une fois passée la porte, on distingue clairement des spots et des photos en noir et blanc. « Merde des photos. Enfin… C’est toujours mieux que la pelote. La misère cette journée expo » entendrai-je dans ma tête ! Je m’approche donc de la série présentée et voici que sous mes yeux effarés, se déroule, tout en images, un reportage sur la rénovation de la bâtisse. Des types en shorts, casques et sourires, la joie du chantier, transpire dans le soleil pâle d’un cliché au développement raté.

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