Out – Les feignasses

L’apologie du rien faire s’achève en même temps que se termine cette semaine. Profitez bien de ces quelques jours pour mettre en œuvre ce que vous aurais pu tiré de cette série de chansons. Enfin, si ce n’est pas trop pour vous…
La sieste illustrée le tableau de Van Gogh à un pouvoir soporifique non négligeable non ? D’ailleurs pourquoi associe t’on si souvent la sieste à la paresse alors qu’en général, une sieste et ça repart ! Tant qu’on est dans la séance des remarques, vous remarquerez (je vous le disais à l’instant même) que de la jeune femme se dégage un petit quelque chose qui n’inspire pas vraiment la quiétude nécessaire à échapper par un petit somme à un quotidien devenu trop pesant…


Marc Antoine Girard de Saint Amant (juste ça) écrivait :

Le paresseux – 1631 :

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

Pour compléter cette série de billet sonores qui se conclu aujourd’hui par celui ci, j’aurais bien mis à l’honneur « Nous » d’Alexis HK, mais point de clip, pas même la moindre petite chose qui s’en rapproche.

Pour compléter cette série, j’aurais bien mis à l’honneur « Poil dans la main » d’Higelin, mais là encore point de vidio :

Bien-sûr, Thomas Fersen nous quitte sur les deux pieds qui lui restent. Il a une belle cafetière Thomas.

Vous pouvez retrouver Juliette ici, qui nous a fait une belle éloge du non faire aussi.

Et pour conclure ce billet voici quelques lignes (soit disant signées Nicolas S.) qui apportent la contradiction :

« Le paresseux veut avoir de quoi vivre, et ne veut pas travailler ; ainsi il demeure dans l’indigence : mais l’âme de ceux qui travaillent s’engraissera, et sera comblée de biens. »
Citation de la Bible ; Livre des proverbes, XIII, 4 – IVe s. av. J.-C.

C’est Antoine Molinero et Vincent DeuxOreillesCestMal qui illustrent ce billet avec talent.

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