Archive pour mai 2010

Ex’Pau – Gilles Banet

Attention, le petit oiseau est sorti ! Gilles Banet expose ses photos au Show Case. Il n’y a pas si longtemps je me faisais la remarque de la quasi absence de glauque dans les expos. Et, cette fois ci, en sortant du café, je me disais que, comme pour un disque, une expo devait avoir une taille minimale pour plonger le flaneur dans le toujours complexe univers du créateur. Sortir des cafés ça me fait grandement réfléchir !

Une petite girouette prise au hasard du net, comme une allégorie de la photo qui m’a le plus marqué dans cette expo.

Out – Les feignasses

L’apologie du rien faire s’achève en même temps que se termine cette semaine. Profitez bien de ces quelques jours pour mettre en œuvre ce que vous aurais pu tiré de cette série de chansons. Enfin, si ce n’est pas trop pour vous…
La sieste illustrée le tableau de Van Gogh à un pouvoir soporifique non négligeable non ? D’ailleurs pourquoi associe t’on si souvent la sieste à la paresse alors qu’en général, une sieste et ça repart ! Tant qu’on est dans la séance des remarques, vous remarquerez (je vous le disais à l’instant même) que de la jeune femme se dégage un petit quelque chose qui n’inspire pas vraiment la quiétude nécessaire à échapper par un petit somme à un quotidien devenu trop pesant…


Marc Antoine Girard de Saint Amant (juste ça) écrivait :

Le paresseux – 1631 :

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

Pour compléter cette série de billet sonores qui se conclu aujourd’hui par celui ci, j’aurais bien mis à l’honneur « Nous » d’Alexis HK, mais point de clip, pas même la moindre petite chose qui s’en rapproche.

Pour compléter cette série, j’aurais bien mis à l’honneur « Poil dans la main » d’Higelin, mais là encore point de vidio :

Bien-sûr, Thomas Fersen nous quitte sur les deux pieds qui lui restent. Il a une belle cafetière Thomas.

Vous pouvez retrouver Juliette ici, qui nous a fait une belle éloge du non faire aussi.

Et pour conclure ce billet voici quelques lignes (soit disant signées Nicolas S.) qui apportent la contradiction :

« Le paresseux veut avoir de quoi vivre, et ne veut pas travailler ; ainsi il demeure dans l’indigence : mais l’âme de ceux qui travaillent s’engraissera, et sera comblée de biens. »
Citation de la Bible ; Livre des proverbes, XIII, 4 – IVe s. av. J.-C.

C’est Antoine Molinero et Vincent DeuxOreillesCestMal qui illustrent ce billet avec talent.

Ex’Pau – Picasso Arte y Arena

Comment écrire un truc alors que je suis tout impressionné ! Il fait quand même parti des pointures le garçon. Alors, je vais vous dire, certaines choses me fascine chez lui alors que d’autres me laissent insensible et que quelques une me révulsent (Banderilla). Voilà, vous savez tout. Ah, si, je me suis aussi fait cette remarque : certaines « études » sont à priori destinées à rien du tout si ce n’est être des études, et deviennent finalement, à postériori, des œuvres à part entière et surtout des clefs, éléments majeurs de la compréhension du cheminement de l’artiste.

Comme c’est le jour idéal, j’ajoute, pour ceux qui ne la connaitraient pas cette petite anecdote via Le blog d’une mamie :

Un jour, à la fin d’un dîner au restaurant, le directeur des lieux lui annonce qu’il est son invité, puis lui demande respectueusement de faire un dessin sur le coin de la nappe. Picasso habitué à ces sollicitations s’exécute.
Un peu déçu, le restaurateur fait alors remarquer qu’il n’a pas signé son œuvre. « Et là! s’écrie le génie de la peinture, je paie mon repas, je n’achète pas le restaurant ».

Ex’Pau – Guénolée Carrel

Guen au chocolat !

Une première sur LesBlogsCestMal ! On annonce une expo (c’est à la fin du billet que ça se passe, en attendant, un peu de baratin). Guénolée Carrel exposait au Sachabar. Exposait oui, je suis un peu à la bourre. Mais, on se fout un peu de toutes ces considérations. Alors, passons à l’essentiel, le travail de l’artiste. La série présentée est nommée « Musique » juste parce que les toiles ont toutes été faites sous l’emprise de la musique. Et pas du tout comme certains de vos esprits tordus et épris d’éthymologie pensaient, a savoir qu’elles avaient toutes été inspirées par une muse. Muse-ique qui vient de la muse… Sous l’emprise de la musique, dans le cas présent, ça veut dire sur scène, avec de vrais musiciens, de vrais instruments et, m’a t-on dit un vrai public. Sans cet éclairage, il est vrai que je n’aurai pas apprécié les choses à leur juste valeur. Mais une fois la lumière de l’explication projetée sur la série de toiles, le lien saute aux yeux.

Pour revoir tout ça, Lire la suite »

Qques photos
Truc rouche et noarBochicosCox&puceronsAraignéeAbeilleNuancier de vert
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