Festival Accès[S] – Le temps suspendu

Le festival accès autour des arts du numérique présente pour cette expo les œuvres d’artistes issus du studio national des arts contemporains production Le Fresnoy situé dans le nord où il fait froid. Techniquement, en tant que sous-culturé de base, j’ai tendance à aimer deux choses dans l’art, la première, c’est quand il me crache une vérité à la gueule tant le point de vue est exprimé avec justesse. Du coup, je n’ai aucun effort à faire pour comprendre. La seconde, c’est au contraire, lorsque j’y comprends pas grand chose et qu’il faut faire le vide et me laisser emmener pour commencer à voir un début d’intéret un commencement de compréhension.

Ici, et le nom de l’expo n’est pas surfait, on est clairement dans se second cas de figure et il faut prendre le temps. Comme on regarde un tableau, écoute un album ou lit une BD. Les musiques, les ambiances, les lumières, tout appelle au calme, rapproche de la méditation, de cet instant ou l’on est capables de figer le présent pour en capter toute l’intensité. Pour que le charme agisse, il faut clairement donner de son temps à l’œuvre. Point de productivisme, fin de la course au temps, oublies les embouteillages, les deux heures de queue à la caisse avec devant toi ce délicieux garçon qui paie en chèque, puis non, c’est pas assez, alors ce sera une carte « très bien monsieur » et qui finalement l’a oubliée et oblige l’hôtesse garder une bouteille de coca et un paquet de chamallow car il n’avait pas assez… Le con. Bon retour à l’expo ! Je trouve embarrassant quand même que dans une œuvre de 2008, on fasse de la matière avec la souffrance des animaux. Cette vidéo est pourtant, une de celle qui m’a le plus plut, à ce détail près. Détail qui soit dit en passant est parfaitement à sa place et sert plus que jamais son sujet. Il n’en demeure pas moins, que le confort de la bestiole est passablement altéré pendant la durée de la séquence. On est loin des arènes, ne vous inquiétez pas non plus.
Vous savez ce que j’ai aimé aussi beaucoup, c’est ce moment où assis, enfin allongé affalé vautré dans une chilienne, j’ai retrouvé les sensations de mes premiers films d’horreur, de la confiance, car rien ne peut m’arriver, dans une telle position mais aussi et surtout de l’angoisse… Par quelle métamorphose va passer le si charmant visage de cette sauteuse à la corde ? ?? ???

3 réponses à to “Festival Accès[S] – Le temps suspendu”

  • Ben:

    Quand on pas vu l’expo, le coup de la torture animale et de la sauteuse à la corde on capte pas trop bien de quoi il retourne. Mais ça avait l’air sympa !

  • cette histoire d’animaux torutré ne fais que ressortir quand elle est exposée à la vue des personnes qui sont alors obligés de prendre part à une reflexion personnelle sur le sujet. c’est une exposition qui permet une étude approfondie de son être par un enchaînement d’oeuvres comtemporaines l’obligeant à passer par toutes sortes d’émotions… elle t’a d’ailleurs fais beaucoup d’effet d’après ce que tu en dis :)

  • [...] de substance prohibée… C’est l’association accèes(s) (encore elle, vous voussouvenez ? ) qui sévit à [...]

Laisser un commentaire

Qques photos
Truc rouche et noarBochicosCox&puceronsAraignéeAbeilleNuancier de vert
A voir aussi